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Introduction

   D’après le poète Octavio Paz « L’architecture est le témoin incorruptible de l’histoire ». Effectivement l’architecture correspond à l’art de bâtir. C’est un art savant et complexe dont une des fonctions majeures est de donner des repères spatiaux et symboliques, qui varient d’une civilisation à l’autre.

Dans le cadre du thème individuel et collectif, l’architecture sera présentée dans la mesure où chaque architecte invente son propre style à travers sa vision tout en s’encrant dans un mouvement spécifique.

Reflet d’une époque, d’une culture, d’une société, l’architecture modèle les hommes et agit sur leur mode de vie : chacun, en effet, y est confronté.

Ce n’est qu’à partir du XXème siècle qu’apparaissent des mouvements en perpétuelles continuités ; toute une série de facteurs vont bouleverser ce milieu.

De nouveaux matériaux associés à de nouveaux besoins, et à un contexte politique et social favorable au changement amènent un profond renouvellement de la manière de construire. La philosophie des architectes en est profondément rénovée.

Notre objectif est alors de montrer en quoi les architectes du XXème siècle ont été novateurs à travers une étude chronologique à l’échelle mondiale.

Dans un premier temps, nous étudierons l'architecture avant 1945, puis nous verrons comment cette date marque un bouleversement pour l'architecture. Enfin, nous verrons en dernier lieu comment progresse cet art après ce renversement.

     L'art nouveau apparaît pour la première fois en 1890, et est un art qui cherche à se détacher du rationalisme géométrique. Ce mouvement artistique s'appuie sur l'esthétique des lignes courbes et connaît son apogée en 1905, puis s'éteint en 1910 laissant place à l'art déco. C'est un art total qui occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel : en effet, ses principales caractéristiques sont l'inventivité, la présence de rythmes, de couleurs, et d'ornementations. Il y a dans l'art nouveau une forte inspiration des arbres, des fleurs, des insectes. Cette référence à la nature est une façon de réagir contre le rationalisme.

L'art nouveau est né d'une réaction contre les dérives de l'industrialisation et de la reproduction des grands styles. Ses fondements apparaissent en Grande Bretagne par l'émergence de la mouvance Art et Crafts.

Les architectes recherchaient en ce mouvement un art qui ne soit pas l'imitation de quelque chose, c'est un art qui s'unit entre l'art et la vie. Il faut également un cadre de vie qui correspond aux exigences de l'Homme moderne au début du XXème.

C'est en 1894 que l'expression "art nouveau" est utilisée pour la première fois par Edmond Picard. L'art nouveau permet une nouvelle manière de s'exprimer qui offre une générosité de penser et une acceptation des différents genres et esprits. De ce fait, les architectes développent une volonté de s'exprimer plutôt que de s'enfermer dans un style : c'est pour cela que trois architectes ont réussi à cohabiter dans la même ville : Paul Hankar, Henry Van de Velde et Victor Horta.

Victor Horra étant le chef de file des architectes de l’Art Nouveau en Belgique, il a réalisé de nombreux hôtels dont l'hôtel Tassel qui est le premier édifice de l'art nouveau à exploiter la ligne courbe. Il sert d'exemple à Hector Guimard, autre architecte ayant pris une place importante dans le développement de ce mouvement : il fut l'architecte français représentant principalement l'art nouveau.


Art Nouveau > Antoni Gaudi
Art Nouveau

   L'art nouveau apparaît pour la première fois en 1890, et est un art qui cherche à se détacher du rationalisme géométrique. Ce mouvement artistique s'appuie sur l'esthétique des lignes courbes et connaît son apogée en 1905, puis s'éteint en 1910 laissant place à l'art déco. C'est un art total qui occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel : en effet, ses principales caractéristiques sont l'inventivité, la présence de rythmes, de couleurs, et d'ornementations. Il y a dans l'art nouveau une forte inspiration des arbres, des fleurs, des insectes. Cette référence à la nature est une façon de réagir contre le rationalisme.

L'art nouveau est né d'une réaction contre les dérives de l'industrialisation et de la reproduction des grands styles. Ses fondements apparaissent en Grande Bretagne par l'émergence de la mouvance Art et Crafts.

Les architectes recherchaient en ce mouvement un art qui ne soit pas l'imitation de quelque chose, c'est un art qui s'unit entre l'art et la vie. Il faut également un cadre de vie qui correspond aux exigences de l'Homme moderne au début du XXème.

C'est en 1894 que l'expression "art nouveau" est utilisée pour la première fois par Edmond Picard. L'art nouveau permet une nouvelle manière de s'exprimer qui offre une générosité de penser et une acceptation des différents genres et esprits. De ce fait, les architectes développent une volonté de s'exprimer plutôt que de s'enfermer dans un style : c'est pour cela que trois architectes ont réussi à cohabiter dans la même ville : Paul Hankar, Henry Van de Velde et Victor Horta.

Victor Horra étant le chef de file des architectes de l’Art Nouveau en Belgique, il a réalisé de nombreux hôtels dont l'hôtel Tassel qui est le premier édifice de l'art nouveau à exploiter la ligne courbe. Il sert d'exemple à Hector Guimard, autre architecte ayant pris une place importante dans le développement de ce mouvement : il fut l'architecte français représentant principalement l'art nouveau.


     L’expression d’Art déco, puisant son origine de l’Exposition Internationale des arts décoratifs et industriels modernes à Paris en 1925, fut le premier mouvement architecture- décoration de nature mondiale.

L’expression d’ « art déco » est l’abréviation « d’art décoratif » concerne en particulier l’architecture d’intérieur. Son essor se déroule avant la première Guerre Mondiale contre les volutes et formes organiques contredisant les coutumes de l’Art Nouveau. Il cherche le retour à la vigueur classique c’est-à-dire la symétrie, les ordres classiques, les pierres de tailles.

Dans ce mouvement le décor est complétement valorisé en revanche il n’a pas la même liberté que dans les années 1900. Il est encadré désormais par son créateur, son inspiration est fondée sur le concept de la géométrisation cubiste. L’ordre (proportions, dimensions, formes, ornementations), les couleurs et la géométrie varient selon les régions, les architectes et les clients.

Cette architecture voisine avec l'architecture structurelle dite Moderniste. Le Modernisme prône un fort intérêt pour la structure constructive, avec sa traduction par les baies et les circulations. L’art déco est le premier style à avoir une diffusion mondiale touchant d’abord la France puis se propageant en Belgique, Espagne et vers les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande…).

Les sources de l’art déco doivent être recherchées dès les années 1900-1910. Certains qualifient l’art nouveau de « mou » ; ils se détournent dès lors vers des lignes simples, des compositions classiques et une décoration pauvre. En Autriche par exemple l’Art Nouveau est remplacé par l’utilisation de lignes orthogonales et des volumes simples.

En France, les premiers signes de changement sont perceptibles dès les années 1900, les décorateurs André Mare, Paul Auscher font eux aussi évoluer leur style vers d’avantage de rigueur et de retenue.

André Vera écrit un article s’intitulant « le nouveau style » où il exprime le rejet des formes de l’art nouveau qui sont asymétriques, polychromes et pittoresques. Il appelle à une simplicité volontaire, à une matière unique et à une symétrie manifeste.

Cette formulation de l’Art déco permet aussi un retour à des formes et des matériaux prémodernes. L'usage du béton en recouvrement offre une surface plus lisse et nue que la brique, rappelant les massifs blocs de pierre utilisés dans ces civilisations antérieures. Les volumes sont parallélépipédiques, aux angles vifs, ou arrondis, ou à pans coupés. Le cercle et l’octogone sont également appréciés.

Les grattes-ciel Art Déco sont généralement faits de segments empilés de dimensions décroissantes dont les jonctions se font à angles droits; en général cette géométrie est issue des nouveaux plans d'urbanisme mis en place.

Sans leader véritable ni théorie établie, l'Art déco fut critiqué dans le milieu créatif architectural dès ses premières années pour sa superficialité.

Art Déco > William Van Alen

   William Van Alen est l’un des architectes le plus reconnu du mouvement d’Art déco grâce à la conception et la fabrication du Chrysler Building.

Né à Brooklyn (New York), William Van Halen suit les cours du Pratt Institute de son district natal et travaille dans le cabinet de Clarence True, puis chez des architectes new-yorkais, avant de décrocher une bourse en 1908, pour étudier à Paris chez Laloux et à l’Ecole des beaux-arts. De retour aux Etats-Unis ; il s’associe à l’architecte H. Draig Severance ; le tandem réalise un certain nombre de grands immeubles avant de se brouiller et de se dissoudre. Lorsque Van Alen, installé à son compte, commence à construire le Chrysler Building, il entre en concurrence avec son ancien associé dans la course au plus haut gratte-ciel - course qu’il finit par gagner. Une fois la construction du building achevée, Van Alen entre en conflit avec son client Walter Chrysler : il n’a pas signé un contrat précis et les honoraires qu’il réclame ( 6% du budget de la construction) lui sont tout simplement refusés. L’architecte gagne le procès mais ce litige lui vaudra quelques difficultés pour retrouver d’autres contrats surtout pendant la crise de 1930. Le plus gros de l’héritage de Van Alen a été légué à l’agence d’architecture qui porte toujours son nom.

Van Alen a largement utilisé les éléments Art déco dans le Chrysler Buildings. Pour l’extérieur, il a emprunté des enjoliveurs et des ornements de capot aux véhicules de marque Chrysler, en les adaptant à des usages architecturaux.

Le Chrysler Building est un gratte-ciel situé à New York aux Etats-Unis à Manhattan. Il est d’une hauteur de 319m jusqu’à la pointe de sa flèche. Il fut la plus haute structure du monde après la Tour Eiffel (324m) en 1930/1931 jusqu’à la construction de l’Empire State Building (443.2 m avec l’antenne).

Van Alen décida aussitôt de remplacer le dôme par une flèche, dont les sections préfabriquées furent assemblées directement le 24 octobre 1929 ajoutant 37m. Cette flèche est un coup de génie avec ses arches emboitées en taille décroissante. La hauteur aurait suffi à rendre l’immeuble célèbre, mais il battait les records de modernité.

Pour l’intérieur, les riches incrustations de bois et les ornements métalliques dans le hall d’accueil et les ascenseurs, sont parmi les plus luxueux de Manhattan. Les salles communes étaient décorées de colonnes habillées de miroirs et de mobiliers en aluminium. A l’extérieur, le Chrysler Building était une véritable vitrine du style Art déco.

   La guerre et la mise en place de régimes totalitaires bouleversent totalement l'architecture.

La guerre a mobilisé toutes les composantes de l'architecture. Cette pénurie des matériaux renvoie sur une architecture se basant vers l'utilitaire avec l'utilisation du béton et des matériaux simples plutôt que vers l'esthétisme.

Les régimes totalitaires détournent 20 ans d'architecture moderne, et malgré une élaboration de styles différents en Allemagne, en Italie et en URSS, ces états totalitaires européens adoptent la même esthétique néoclassique dépouillée. En effet, ces trois nations ont pour but de créer un modèle national exprimant la rhétorique totalitaire.

De nombreux architectes ont été mobilisés au combat suite au bombardement de Guernica par les nazis et la destruction d'Hiroshima et Nagasaki par les américains en 1945. Les architectes ont participé à l'élaboration de nouvelles stratégies d'attaque et de défense et ont également conçu des usines afin de satisfaire la production. Ils se sont pliés au besoin de ces régimes totalitaires, comme l'a fait Albert Speer en réalisant la nouvelle chancellerie du Reich à Berlin, Hitler estimant que les bâtiments administratifs et les palais de la capitale étaient trop étroits et chargés de symboles qu'il souhaitait effacer. La nouvelle chancellerie est donc créée dans le quartier administratif de Berlin et est très imposante afin d'exhiber la puissance du IIIe Reich. Albert Speer a également construit le pavillon allemand pour l'exposition universelle qui démontre le désintérêt de l'Allemagne nazie pour l'architecture fonctionnaliste (dont la conception se base sur le fait que la forme des bâtiments doit être exclusivement l'expression de leurs usages) et prouve que les constructions néoclassiques constituent la seule forme de représentation acceptée par le pouvoir.

Le Corbusier lui créa les plans pour le Palais des Soviets qui est un assemblage de formes distinctes, conçues chacune pour remplir une fonction différente.

   Le Modernisme est un mouvement fondamental qui a largement influencé les autres courants architecturaux du XXème siècle de par ses nombreuses innovations et son caractère international.

Suite à la fin de la première guerre mondiale, les concepts de ce mouvement se développent, les principaux sont les suivants :

Dans un premier temps, la forme découle de la fonction, celle-ci est riche de sa pureté et non pas de son habillage. En effet, l'architecture moderne est sobre, minimaliste et dépouillée de tout superflu comme l'explique Adolf Loos, architecte autrichien, défenseur du dépouillement intégral dans son texte « Ornements et crime » lorsqu'il dit en exagérant "Voyez, la chambre mortuaire de Goethe est plus belle que tout le luxe de la Renaissance et la sobriété d'un meuble plus belle que toutes les marqueteries des pièces de musée.". Adolf Loos a pour but de combattre l'ornementalisme dominant dans les précédents styles éclectiques, tendance qui consiste à mêler des éléments empruntés à différents styles ou époques.

De plus, la rationalité domine. Le rationalisme est une tendance architecturale française qui apparaît à la fin du XIXème siècle et se prolonge au XXème siècle. Il donne la priorité à la fonction et à la structure c'est à dire à l'utilité et à la solidité face aux formes esthétiques et se libère ainsi du passé académique.

Violet Le Duc, théoricien incontesté de ce style décrit l’architecture comme la « sœur de la science » car il considère cet art comme étant le plus proche de cette dernière.

Ceux-ci découlent tous des 3 composantes primordiales du modernisme architecturale. Ces composantes sont le fonctionnalisme, le rationalisme et la puissance de la forme.

Le fonctionnalisme, considéré comme la seconde « moitié » du rationalisme, est un principe selon lequel la forme doit être exclusivement l'expression de l'usage d'un bâtiment. Selon cette philosophie, la beauté d'un bâtiment découle naturellement de sa fonctionnalité et cette dernière doit être clairement lisible dans la forme.

La devise du fonctionnalisme, rendue célèbre par Louis Sullivan, architecte américain, est la suivante : « Form follows function », littéralement « La forme suit la fonction ».

Le développement de ce mouvement amène également l'utilisation de nouveaux matériaux comme le fer, l'acier, le béton et le verre. De cela découlera également de nouvelles techniques de construction.

L'exemple précoce de l'utilisation de ces nouveaux matériaux est le Crystal Palace, un palais édifié pour la première exposition universelle à Londres en 1851 et construit en fonte et verre.

Le premier gratte-ciel à structure en acier émerge en 1860 à Chicago grâce à William Le Baron Jenney et Louis Sullivan mentionné plus haut, architectes et ingénieurs américains.

Cependant, les premiers à utiliser le béton pour son esthétique et non plus seulement comme une structure cachée sont Frank Lloyd Wright en 1906 avec l'Unity Temple et Rudolf Steiner, philosophe suisse en 1926 avec le Goetheanum, le siège de la Société Anthroposophique Universelle près de Bâle.

Modernisme > Ludwig Mies Van der Rohe

   Les créations de Mies Van der Rohe se caractérisent par des formes claires et l'utilisation des nouveaux matériaux mentionnés ci-dessus notamment le verre sur les façades. Il est également partisan du minimalisme et ses productions sont très épurées comme les montre ses devises célèbres "Less is more" et "God is in the details".

Bien que figure majeure du mouvement Moderne, il s'oppose néanmoins à certains de ses dogmes comme par exemple lorsque qu'il déclare « Il faut en finir avec la froideur du fonctionnalisme. Il est tout à fait erroné de croire que pour saisir le problème de l'architecture moderne il suffit de reconnaître la nécessité de solutions rationnelles. La beauté en architecture, qui est une nécessité et une finalité pour notre époque comme elle le fut pour les époques passées, ne peut être atteinte que si l'on voit au-delà de la simple utilité. »

Au début de sa vie active, il travaille au service de plusieurs architectes tels que Bruno Paul et Péter Behrens. En ce qui concerne ses choix esthétiques, il s'inspire de De Stijl, un mouvement artistique évoqué par Théo Van Doesburg dans Vers une architecture lorsqu'il dit "Ce que je revendique, c'est la forme contrôlable pour la peinture, la sculpture et l'architecture."

La majorité de ses constructions ont été réalisées à Chicago mais également dans le reste des États Unis et du monde.

En tant que directeur du projet Weissenhof et du Bauhaus aux côtés de Walter Gropius, il contribue aux philosophies architecturales de la fin des années 20.

De loin son œuvre la plus représentative du mouvement moderne, le Pavillon de Barcelone, a été édifié à l'occasion de l'exposition universelle de 1929 et dont la construction a été confiée à Mies Van der Rohe par le gouvernement allemand qui souhaite donner une nouvelle image du pays en reconstruction après sa défaite pendant la première guerre mondiale.

Cette création permet à l'architecte de montrer son talent dans la réalisation du « plan libre » et de « l'espace fluide ». Le « plan libre » est définit comme un des cinq points de l'architecture moderne par Le Corbusier dans son texte du même nom écrit en 1926. Il dit « Il n'y a plus de murs portants, il y a des membranes légères et tous les étages sont différents les uns des autres » en effet, le principe est de supprimer les murs porteurs d'une maison et de les remplacer par des pilotis ou des poteaux qui se poursuivent jusqu'à la toiture permettant ainsi une entière liberté dans la conception des espaces. Quant à « l'espace fluide », cette technique consiste à rassembler l’intérieur et l’extérieur et à apporter de la lumière grâce à l’utilisation de larges façades de verre.



Ana Goasdoué
Johanna Maville
Louise Clerc
Marie Jutteau
Modernisme > Le Corbusier

   Né en 1887 en Suisse et mort en 1965 Charles Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme "Le Corbusier" est l'inventeur de "l'unité d'habitation de grandeur conforme".

Dans les textes-manifeste du mouvement moderne, on compte son ouvrage « Vers l'architecture » publié en 1923 mais ce n'est qu'après 1945 que l'architecte connaît son apogée professionnelle. Son objectif est de trouver la solution aux problèmes de logements après la destruction d'un grand nombre de villes pendant la guerre. Selon lui, les projets nécessitent désormais des équipements collectifs intégrés (écoles, bibliothèque, laverie, garderie...) pour faciliter le quotidien de la population. "Là où naît l'ordre, naît le bien être" écrit-il, preuve que des valeurs hédonistes s'infiltrent peu à peu dans sa vision architecturale. La question de bonheur se retrouve alors mêlée à l'urbanisme. En outre, Le Corbusier innovera dans tous les milieux sociaux, aussi bien pour les logements économiques que pour les villas de luxe.

L'architecte n'a alors qu'un seul désir: réconcilier la France détruite et les Français avec leur environnement pour leur redonner le goût et l'espoir disparu pendant cette Seconde Guerre Mondiale. On relève en plus sa phrase "la maison est une machine à habiter mais aussi le temple de la famille". Il faut alors innover dans les techniques architecturales. Le Suisse lance pour cela la mode du plan libre qui permet des économies financières.

Cette nouvelle vision de l'urbanisme se traduit par exemple par les cinq Cités Radieuses bâties à Briey-en-Forêt, Berlin, Rezé, Firminy et Marseille. A la fin de l'année 1945, l’État Français passe donc commande auprès de l'architecte et demande à celui-ci de "montrer un nouvel art de bâtir qui transforme le mode de l'habitat" pour faire face au manque de logements sociaux. Ce sont donc 337 appartements et un hôtel de 21 chambres qui voient le jour cinq ans plus tard, l'année 1952. Construit sur des formes de barres et de pilotis, répondant alors à deux des cinq points du Mouvement Moderne, ce "village vertical" est composé de multiples cellules encastrées pour les appartements dans sa structure. Pour y accéder on trouve de longs couloirs longeant tout le bâtiment. Il possède également sur son toit un gymnase et une piscine en plein air. A l'inauguration du projet, de nombreuses critiques politiques et architecturales fusèrent et certains habitants le surnommèrent 'Maison du fada'. Pourtant, Le Corbusier resta sur sa position de 'Maison des Hommes' comme nous le montre avec sa réponse à une interview "Pour ma part, j’ai voué cinquante années de ma vie à l'étude du logis. J'ai ramené le temple dans la famille, j'ai établi les conditions de la nature dans la vie des hommes."

Modernisme > Walter Gropius

Architectpe

   Le choix esthétique de ce mouvement se détermine par la fonctionnalité attribuée à l’édifice concerné. Les artistes se servent alors de matériaux moins nobles comme le béton, l’acier ou le verre. On qualifie cette architecture comme internationale car son allure ne varie pas en fonction des pays et reste la plupart du temps identique. Bien qu’elle soit apparue en 1920, elle sera reconnue par de grands architectes que dans les années 50. Son but primordial est de donner de l’importance à l’usage du bâtiment créé. On note pourtant son aspect négatif qu’on qualifie d’assez impersonnel. Les principaux actants du style international sont Le Corbusier, Pietro Belluschi, Mies Van der Rohe et Frank Lloyd Wright.

Style International
Style international > Oscar Niemeyer

   Figure majeure de l’architecture moderne brésilienne et du style international, Oscar Niemeyer est un designer et architecte brésilien né en 1907 et mort en 2012 à Rio de Janeiro dans sa ville natale. Celui-ci se distingue par la liberté de ses formes, dessinées d'un trait linéaire. On le surnomme également « l’architecte de la sensualité » en raison de l’utilisation des courbes dans ses bâtiments et « le poète du béton » pour ce matériau fétiche qu’il modèle à sa façon. Considéré comme appartenant à la « seconde génération des architectes modernes », son style s'inspire des pionniers du modernisme comme Le Corbusier ou Mies van der Rohe mais le dépasse et évolue en s'inspirant notamment de Pablo Picasso, Jean Arp et surtout de l'héritage baroque du Brésil. Même s’il se dit inspiré par Le Corbusier, il dénote en visant une œuvre architecturale « belle et légère » plutôt que rigide de fonctionnelle. Dans un entretien, il explique ses intentions : « Alors que l'angle droit sépare, divise, j'ai toujours aimé les courbes, qui sont l'essence même de la nature environnante… ». 

La carrière de l’architecte se propulse dans les sommets quand celui-ci rénove Brasilia, la capitale du pays. Le projet de création d'une nouvelle capitale à l'intérieur des terres a tout d’abord pour but de mieux répartir les richesses et la population, largement concentrée sur les côtes, et de mettre fin à la rivalité entre Rio de Janeiro, capitale politique et culturelle, et Sao Paulo, capitale économique. La construction débute donc en 1960 sous la direction de Niemeyer qui dessine les cinq bâtiments principaux : la cathédrale (4 000 places), le Congrès national (Chambre des députés et Sénat), le ministère des Affaires étrangères, le Tribunal suprême et le Palais de la présidence. 

La cathédrale, par exemple, reflète parfaitement la signature architecturale du brésilien et l’apparition d’une toute nouvelle architecture sacrée. Futuriste, faite de courbes et de couleurs, de verre, de béton et de bronze, l’édifice est « une Cathédrale ouverte vers le ciel, différente de celles qui obscurcissent et rappellent le péché» selon le créateur. » Une fois encore les courbes sont au rendez-vous puisque la structure rappelle les hyperboles et que les seize colonnes entourant l’assise circulaire sont incurvées. On retrouve également d’une réinterprétation de l’architecture ecclésiastique par Oscar Niemeyer. Plutôt que de figurer sur la verrière des scènes bibliques ou historiques telles celles composant des vitraux, celle-ci évoque la vie via les couleurs de l’eau, en de longues ondulations et trainées bleues, vertes et brunes. L’édifice représente depuis bien longtemps «la carte postale de la ville», en plus d’en être son premier lieu de culte avec une capacité d’accueil de 4.000 fidèles. 

On remarque aussi la présence de nombreux quartiers résidentiels qui sont fonctionnels et s'auto-suffisants : centres commerciaux, écoles et parcs sont à proximité. La ville s'organise autour de deux axes perpendiculaires : l’Eixo monumental et l’Eixo Rodavario et est traversée par des axes de circulations de Nord en Sud grâce à de nombreux ponts et routes. La capitale devient alors accessible à toutes les échelles : piétons comme véhicules peuvent la traverser, ménages comme entreprises peuvent s’y installer tandis qu’Oscar Niemeyer est nommé fondateur de Brasilia.

Modernisme commercial > Richard Rogers & Renzo Piano

   Né à Florence, le futur architecte anglais Richard Rogers étudie à Londres et à Yale, où il rencontre Norman Foster, Associés à leurs épouses respectives, les deux hommes travaillent dans l’agence Team 4, qui réalise de nombreuses structures high-tech. En 1967, Rogers quitte Team 4 pour travailler avec l’Italien Renzo Piano : ils créent ensemble le centre Pompidou, qui leur apporte consécration internationale.

Implanté à Paris, le centre Pompidou abrite le musée national d’Art Moderne (l’une des plus grandes collections d’Art Moderne du monde) Le résultat visuel est spectaculaire. Le centre Pompidou ne possède pas de ces grandes façades impeccables propres aux institutions de classes internationales. Il ressemble à une usine ou à une raffinerie au réseau complexe de tuyaux, de poutrelle et de tirants verticaux, horizontaux et en diagonales généreusement truffés de tubes, de canalisations et de conteneurs colorés. La façade arrière exhibe une collection assez complète de ces fonctions ; sur la façade avant, enveloppés d’un réseau d’acier moins serré, des escaliers roulants montent par paliers dans un tube transparent, offrant des vues étonnantes sur le centre et sur Paris.

L’effet de cette conception est toutefois autre que purement visuel. En exposant de cette façon les services, les architectes ont pu se pencher aussi sur eux et travailler en étroite collaboration avec les ingénieurs pour assurer le bon fonctionnement de l’ensemble.

Depuis Rogers a travaillé dans le monde entier, de la cour européenne des Droits de l’homme (Strasbourg) au chantier de la reconstruction du World Trade Center (New York).

L’approche high tech choisie par Rogers et Piano au centre Pompidou a été développée dans les années 1970 par plusieurs architectes (notamment Foster et Rogers) qui se passionnaient pour la technologie, les structures modernes et les matériaux modernes, et voulaient s’en servir ouvertement, non parfois sans quelques provocations. L’autre aspect de l’architecture High tech est la finition impeccable par exemple de l’assemblage du vers et d’un acier poli. Ainsi leurs ossatures sont majoritairement en acier, les armatures sont modulables et faciles à assembler.

   Quelques années après l’apogée du postmodernisme, un nouveau mouvement artistique apparaît partant tout d’abord d’un mouvement littéraire dont le théoricien et figure de proue fut Jacques Derrida : c’est le déconstrutivisme. Contemporain et devenant à la mode dans les années 1980, il se réfère en quelques points au constructivisme russe des années 20 mais est pourtant parallèle au postmodernisme, bien qu’il s’oppose également à cette idée de rationalité trop ordonnée qui limite les architectes. On relève que sa caractéristique principale est de pousser à l’extrême des thèmes de l’architecture moderne comme par exemple l’opposition structure et enveloppe ou plancher et mur. Les apparences visuelles des réalisations de ce style sont souvent caractérisées par des formes imprévisibles et stimulantes ainsi qu’un chaos contrôlé.

   Le postmodernisme symbolise la fin d'une époque, celle du modernisme. En effet, ce mouvement est un courant de la création architecturale et artistique et il symbolise le dépassement de la modernité. Il est la réintroduction de l'éclectisme en architecture ainsi que du style international. A la différence du modernisme qui se caractérise par l'originalité et la volonté de création de formes nouvelles ainsi que par la rationalité des matériaux, le postmodernisme est un mouvement qui se veut utiliser des formes familières, étant la conciliation de tous les styles et époques, ainsi que bons nombres d'archétypes architecturaux. La couleur et les ornements sont valorisés afin de susciter l'émotion, à la différence du modernisme qui utilisait la rationalité des matériaux. Quant à la notion de l'espace, le postmodernisme n'hésite pas à créer des formes anciennes ainsi qu'à se les approprier. Il redécouvre la diversité des formes, des matériaux et leurs associations à des lieux particuliers.

Le terme "postmoderne" apparaît pour la première fois en architecture en 1945 par le président de l'école d'architecture de Harvard. Il utilise ce mot pour traduire sa déception envers le travail de Gropius qui, à son goût, ne répond pas de façon satisfaisante aux problèmes posés par la réorganisation des villes et logements. En 1977, ce terme réapparaît pour symboliser clairement le mouvement par Charles Jencks. Ce dernier explique également que le postmodernisme se traduit à travers une série de tendances.


Postmodernisme > Ricardo Bofill

   L'un des architectes les plus importants de ce mouvement est Ricardo Bofill et est également considéré comme son chef de file. Il caractérise le postmodernisme par l'utilisation des éléments décoratifs de l'art classique et antique. S'il travaille d'abord dans l'école de Barcelone, il fit également ses études à l’École d'Architecte de Genève, et il s'entoure par la suite d'un groupe d'architectes, de sociologues et de philosophes en 1963 nommé «El Taller de arcquitera». Cette équipe intervient partout dans le monde, ils créèrent de nombreux projets comme des aéroports, des équipements publics, centres commerciaux ainsi que de l'architecture d'intérieure. Il construit des édifices remarquables dès le début des années 1960. L’Espagne, le Luxembourg, la France, le Japon et la Chine font l'objet de projets urbains de «El taller de Arcquitectura». Par la suite, il développe une architecture originale et urbaine et crée par exemple à Chicago le 77 West Wacker Drive, également connu sous le nom du bâtiment uni qui est un immeuble de bureaux qui se dresse à une hauteur de 204 mètres. Ce bâtiment devient le siège social d'United Airlines pendant un moment. Il crée le Casablanca twin center au Maroc, qui constitue des tours jumelles regroupant des commerces, des bureaux et un hôtel 5 étoiles qui se situe au cœur de la ville de Casablanca. Ces deux édifices de bureaux sont les plus hauts du Maroc et regroupent 93 000 m2. Enfin il s'installe en France, beaucoup de ses créations sont d'ailleurs situées en Région parisienne. Bofill, afin d'opérer des transferts d'usage, a construit un bâtiment sur le principe de l'aqueduc nommé Arcades du lac à Saint Quentin en Yvelines. Ce projet associe deux grands boulevards et un ensemble de logements mixtes autour d'un lac artificiel. Les Espaces d'Abraxas à Noisy-le-Grand est une autre de ses créations qui prend la forme d'un immeuble dont l’esthétique rappelle les amphithéâtres et qui regroupe, en ses trois bâtiments (Le théâtre, l'Arc et le Palacio) 600 logements. Le Palacio est un immense bâtiment de 18 étages d'inspiration néo-grecque et de formes orthogonales. Le théâtre quant à lui rappelle la forme des théâtres antiques.

Ricardo Bofill n'a pourtant pas toujours été satisfait de son travail. Effectivement, Les espaces d'Abraxas à Noisy-le-Grand rand évoqué auparavant, ont été peu conformes aux aspirations des habitants. Bofill avait imaginé une utopie et avoue avoir utilisé une démarche complètement opposé à celles de Le Corbusier. Il voulait faire de ce projet un monument emblématique dans une zone très mal faite. Même s'il affirme avoir réussi certains de ses projets en France pour avoir fait évoluer le système d'architecture français qui était, à son avis encore très classique, il pense aussi en avoir raté pour n'avoir pas réussi à changer la ville. La ville de Noisy-le-Grand n'a donc pas été satisfaite par le projet du chef de file du postmodernisme.

John Burgee est autre architecte célèbre pour sa contribution à l'architecture postmoderne. Il collabora avec Philip Johnson et ils établirent de nombreux projets ensemble comme la Williams Tower qui est un gratte-ciel situé à Houston ou bien la Sony Tower qui est également un gratte-ciel de bureaux.

Déconstructivisme > Frank Gehry

   Franck Gehry, architecte américano-canadien né en 1929, reste celui qui a révolutionné l’esthétique, le programme, l’emprise urbaine, le rôle social et jusqu’aux méthodes de conception et de construction de cette architecture contemporaine. L’objectif principal de ce dernier est de produire une véritable continuité architecturale : les murs et les toitures se muent en de vastes voiles, l’enveloppe n’est faite qu’en un seul matériau, qui fusionne alors la décomposition souhaitée en un bâtiment finalement aussi bien ordonné que fragmenté. Le muséum Guggenheim à Bilbao est un des exemples qui montre le mieux cette volonté de l’artiste.

Pour revitaliser le secteur déshérité de la ville, Franck Gehry avait tenu à y implanter l’édifice plutôt que dans le centre-ville déjà bondé. En s’inspirant des écailles du poisson, il combine des murs droits en pierre et des formes curvilignes enveloppées de titane sur une armure d’acier. Il faut également retenir que Gerhy travaille avec une équipe dont la conception assistée par ordinateur permet de créer des structures étonnantes et audacieuses. Les formes arrondies accrochent la lumière tandis que les fentes attirent l’ombre donnant d’autant plus de relief au bâtiment. Et même à l’intérieur, les galeries gardent des formes uniques : une trapézoïdale, une en « L » ainsi qu’une autre allongée en forme de bateau. Même si à l’étage supérieur les galeries sont plus conventionnelles la polyvalence des espaces est parfaitement adaptée à accueillir les collections d’art modernes.

Dans les années 1990, il parvient même à créer une tension entre deux bâtiments d’un même projet et une surprenante illusion d’élasticité en magnant le fer et la verrerie. Pour Maison dansante de Fred et Ginger à Prague, les courbes des danseurs sont alors symbolisées par quarante mètres de haut de matériaux soudés et maçonnés aux allures souples et flexibles.

L’architecte a toujours un réel impact aujourd‘hui au XXIème siècle puisqu’il est le créateur du bâtiment de la Fondation Louis Vuitton, projet lancé en 2006 et inauguré en octobre 2014 à Paris, à l’orée du bois de Boulogne. Le gigantesque iceberg de verres et de poutres d’acier aux allures de vaisseau marin prouve une nouvelle fois l’innovation qu’apporte Gerhy.


   Le XXème siècle marque le paroxysme d'une architecture plus influente que jamais sur la vie quotidienne de la population mondiale. Elle s'infiltre dans l'économie de chaque état, apporte une nouvelle conception de l'aménagement urbain et définit rapidement les territoires de proximité grâce aux changements spéciaux que l'implantation de ses créations impose. L'art nouveau apparaissant en 1890 ne fait qu'annoncer une renaissance architecturale des normes et introduire une toute nouvelle façon de concevoir les édifices.

Certains architectes puisent leur inspiration dans les coutumes traditionnelles et l'histoire de leur pays comme Gaudi ou livrent un combat acharné, semblable à celui de l'Art Déco contre le côté rigide et la vision obtus limitant la création qu'imposent les anciens dogmes.

Pourtant, la Seconde guerre mondiale bouscule la planète et ses habitants, chamboulant alors l'idéologie des architectes qui comprennent alors que leurs créations doivent être avant tout utiles pour la population. Il faut reloger, reconstruire, réaménager pour apaiser voire essayer d'effacer les dégâts matériels causés.

On assistera alors à un réel affranchissement de toute fioriture ou superflu et la visée d'une sobriété et d'un minimalisme total clairement proclamés par Ludwig Mies Van der Rohe avec son « Less is more ». La majestuosité des bâtiments, qui se mêle alors à l'utilité, ne découle pas moins de chaque mouvement innovant et s’émancipant des précédents. On retient la beauté et la légèreté prodigieuses des œuvres d'Oscar Nieyemer qui reflète en majeure partie le Style international et parviendra même à donner une dimension religieuse insolite à la cathédrale de Brasília. Bien que ce siècle soit ponctué de remises en cause comme le postmodernisme et le modernisme commercial, tout n'est que changement, nouveauté et originalité. Les ordinateurs deviennent vite fidèles compagnons de l'architecte qui n’hésite alors plus à s'entourer d'une équipe entière de concepteurs informatiques. Le monde découvre alors une architecture high-tech reflétée dans le travail de Renzo Piano.

La renaissance de la ligne qui est revisitée dans toutes ses facettes géométriques clôture avec le déconstructivisme la fin d'un siècle d'innovations et de prises de risques souvent récompensées par une admiration internationale. On note parfois quelques critiques qu'entraînent l'inauguration de certains bâtiments mais qui ne stoppent pourtant pas les artistes et concepteurs.

Cette imagination et ce désir d'apporter de nouvelles interprétations architecturales perdurent d'ailleurs dans le temps car aujourd'hui on parle déjà d'une architecture futuriste dont le XIXème marquerait le début. Avec l'aide des technologies au développement inexorable et aux nouveaux objectifs demain, de nombreux architectes se penchent sur des projets qui relèvent presque de la science fiction. On parle d'architecture invisible où les façades des bâtiments, grâce à des lampes LED et des projections d'images réelles, disparaitraient pour se fondre dans les décors. Les villes du futur seraient équipées de ponts hypnotiques ou même de piscines volantes. Le projet Dynamic Architecture de Dubaï lancé en 2008 par David Fisher prévoit un gratte-ciel de 80 étages rotatifs qui tournerait à 360 degrés toutes les 90 minutes pour partir à la chasse aux rayons de soleil. Les architectes s'intéressent même aux questions écologiques comme embellir des stations nucléaires obsolètes et inoffensives en les recouvrant entièrement de végétaux ou battre des tours compostables où chacun viendrait participer à ce bâtiment de bio-design.

On retient une énième preuve de cette ambition inassouvissable qui ne cesse jamais de croître au fil des années brisant toutes les limites imposées.

Art Déco
Bouleversement
Modernisme
Style International
Modernisme Commercial
Postmodernisme
Conclusion
Annexes
Antoni Gaudi
Art Nouveau
William Van Alen
Ludwig Mies Van der Rohe
Le Corbusier
Walter Gropius
Oscar Niemeyer
Richard Rogers & Renzo Piano
Ricardo Bofill
Frank Gehry
Bibliographie
Documents complémentaires
du Corpus
Vidéos
Annexes > Bibliographie

Les essentiels de National Geographic / L’histoire de l’architecture

Michel Ragon / Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes 2. Naissance de la cité moderne 1900-1940

Comment regarder l’architecture de J.Diarra

The grand tour, Itinéraire photographique d’un architecte Harry Seidler

Michel Ragon / Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes. 3. De Brasilia au post-modernisme.

Histoire de l’architecture / Que sais-je / Gérard Monnier

Les batisseurs d’avenirs, Portrait d’architects XIX-XXe siècle.

Frank Lloyd Wright / Taschen / Bruce Brooks

Les chefs d'œuvre de l'art / architecture / Flammarion

Mies Van Der Rohe / claire zimmerman / Taschen

Hadid / Philip Jodidio / Taschen

Annexes > Documents complémentaire du Corpus
Annexes > Vidéos
Déconstructivisme
Musée Guggenheim New-York
Rokko Housing One à Rokko, Kobe, 1979
Villa Savoye Corbusier Poissy
Accueil du parc
Banc de mosaïques au parc Güell
Une des maisons de Gaudí
La salamandre d'azulejos dans le parc
Salle des colonnes
Chrysler Building, New-York
Chrysler Building, New-York
La nouvelle chancellerie
du Reich à Berlin
Le pavillon allemand d'Albert Speer
Chigago school
Crystal Palace
Goethanum
Unity temple
Pavillon Barcelone
Cité Radieuse, Marseille
Cité Radieuse, Marseille
Cathédrale Brasilia
Congrès National et Sénat à Brasilia
Intérieure de la Cathédrale de Brasilia
Musée d'art contemporain de Niteroi près de Rio
Richard Rogers
Renzo Piano
Le Lloyd's Building
Chrysler Building, New-York Etats-Unis - Kamonohashikamo
Ecole Bauhaus de Walter Gropius à Dessau, Allemagne
La villa Savoye du Corbusier à Poissy, France, 1929
Appartements à Chicago De Mies Van der Rohe
Maison faite par J.Mayer, Ludwigsburg, Allemagne
Fondation Louis Vuitton, Paris
Tour Samitaur Eric Owen Moss
Culver city, Californie
Gratte-ciel en bois de C.F. Moller
Stockholm 2013 pour 2023
Projet Chaoyang Park Plaza de MAD pour Beijing
projet de transformation de la centrale de Wedel Vattenfall
en Allemagne par AZPA 2013g
Projet du parc intérieur Zaryadye
de Diller Scodifio à Moscou, 2013
Projet Dynamic Architecture de la Tour Rotative
de David Fischer à Dubaï, 2008
Le Centre Pompidou à Paris
77 West Wacker Drive Chicago
Sony Building, New-York
Espaces d'Abraxas à Noisy le Grand
Les arcades du lac de Saint Quentin en Yvelines
Twin Center au Maroc
Experience Music Project Seattle
Maison Dansante Fred et Ginger, Prague
MIT Stata Center Boston
Musée Guggenheim Bilbao
Bauhaus
NB : Merci de cliquer sur les images pour zoomer
Walter Gropius, Programme de l'école du Bauhaus de Weimar
Walter Gropius, Programme de l'école du Bauhaus de Weimar
Walter Gropius, Programme de l'école du Bauhaus de Weimar
Le Corbusier
Le Corbusier, les 5 points d'une architecture nouvelle
Le Corbusier, les 5 points d'une architecture nouvelle
Modernisme de commercialisation
L'architecture comme produit de consommation
L'architecture comme produit de consommation
Vidéos

Farbenfroher Häuserblock, Berlin - Aldo Rossi

Inntel Hotels, Amsterdam Zaandam - Wilfried van Winden

Renzo Piano parle du centre Pompidou 22 04 1987

   Renzo Piano, célèbre architecte italien, a créé avec Richard Rogers le centre Pompidou. Il explique au cours de cette interview réalisée en 1987 la création de ce projet ayant énormément marqué la ville de Paris dans les années 1970. Il compare leur création à une sorte de machine, et souligne avec intérêt les remarques qu’on leur a faites en associant le Centre Pompidou à un hypermarché. Il rappelle également les critiques où l’on disait qu’ils n’intègrent pas leur projet dans un site culturel parisien, mais  Renzo Piano y voit là toute l’importance. Il explique que ce projet était très familier pour la population puisqu’il était associé à une usine et qu’il a été réalisé sur un parking, mais il s’appuie surtout sur le fait que leur création évoque une très grande curiosité chez les habitants de Paris.  Il explique que les différentes fonctions du Centre Pompidou engagent la grande diversité du bâtiment, et dont l’Escalator permet de les couper en diagonales. 

Renzo Piano résume leur œuvre comme éveillant la curiosité et permettant une très grande diversité. 

   Antoni Gaudí, pionnier de l’Art Nouveau est un architecte catalan né à Reus en Espagne en 1852. Développant ce mouvement dans l'Europe entière dès le début du XXème siècle, cet artiste aux multiples talents est souvent comparé aux grandes figures de la Renaissance. En effet, architecte, urbaniste, sculpteur mais aussi peintre, musicien, ébéniste et un peu mathématicien, on le considère comme un homme universel. Ce dernier comptera parmi ses premiers projets la célèbre Sagrada Familia, à l'origine issue des plans de Francisco de Paula del Villar, dont il reprendra la direction jusqu'à sa mort en 1926. A partir de l'érection de la somptueuse cathédrale, il deviendra aux yeux du monde entier le créateur d'une architecture fantastique mais aussi le précurseur de l'art moderne à venir. L'objectif de l'art nouveau est principalement de, comme son nom l'indique, pousser le mouvement plus loin pour atteindre une renaissance.

Otto Wagner, architecte autrichien, mondialement célèbre pour ses bâtiments et ses écrits sur l'urbanisme de ce nouveau courant architectural, soulignera que celui-ci a pour fonction principale l'abandon de toute inspiration du passé soit de chasser l'historisme de la production artistique. Pourtant l'architecte catalan diverge sur ce point. Gaudí le dira souvent, son intention première n'est pas d'innover. On notera que ce dernier s'inspire d'ailleurs de l'art grec, du style mudéjar et des structures byzantines et reprend donc des caractéristiques et techniques des monuments du passé.

A la demande du comte Eusebio Güell, industriel puissant, visionnaire mais surtout amateur de beaux-arts, Gaudí conçoit de 1900 à 1914 une véritable cité-jardin à Barcelone. Construit sur le flan de la Muntanya Pelada (Montagne Pelée), zone connue de la banlieue de la grande ville, le projet est censé être un lotissement de résidences familiales pour la haute bourgeoisie espagnole. N'ayant finalement pas autant de succès que prévu, seuls 3 lots sont vendues, deux pour la famille Trias et une maison que l'architecte achète en 1906 pour y vivre. Le parc Güell devient alors lieu public en 1923 sous la municipalité de Barcelone. Dans cet endroit féerique, tout n'est qu'immensité et couleurs. On découvre une gigantesque voûte soutenue de 84 colonnes inclinées, une grande place balcon donnant vue sur la mer et un panorama de la ville toute entière.

La synthèse des traditions catalanes et d'une modernité plus radicale donnent naissance à un spectaculaire collage de céramique aux couleurs chatoyantes et brillantes dans ce parc au parcours qui serpente à travers d'une forêt presque tropicale. Le visiteur peut alors emprunter un chemin longeant les moindres recoins du site, porches comme viaducs. Le parc singulier, étrange voire même onirique est une véritable hymne à la nature. Les Trois Règnes apparaissent au fur et à mesure de la promenade: champignons, troncs, éléphants, fleurs, escargots, feuilles se révèlent à travers les fresques. On retiendra comme figure maîtresse de ce lieu l'imposante salamandre polychrome recouverte entièrement de morceaux d'azulejos, correspondant à la technique de trencadís qui anticipera le travail des artistes du XXème siècle. L'ensemble de cette production de mosaïque fut d'ailleurs réalisée en partie par Josep Maria Juyol, disciple favori de Gaudí. Dans ce travail de couleurs, l'architecte, lui-même, donne sa justification: « L’ornementation a été, est et sera colorée. La Nature ne présente jamais aucun objet de façon uniforme. Tout, dans la végétation, dans le règne animal et minéral comporte un contraste de couleurs plus ou moins vif. C’est pourquoi nous devons, nous aussi, colorer obligatoirement, en partie ou en entier, les divers membres architectoniques dont la couleur disparaîtra peut-être mais que la griffe du temps se chargera de recouvrir de cette patine originale et précieuse que donne l’ancienneté ».

Elies Rogent, directeur de l'Ecole d'architecture de Barcelone dit lorsque l'artiste reçoit son diplôme à la sortie de ses études: "Nous avons décerné le diplôme soit à un fou, soit à un génie, seul le temps nous le dira." On peut en conclure que le personnage avait raison sur la deuxième option de sa prédiction puisque le Parc Güell est aujourd'hui considéré comme Patrimoine Mondial par l'UNESCO.

Walt Disney Opera Concert Center - Los Angeles

Interview Le Corbusier 16 11 1962

   Dans cette vidéo, on assiste à une exposition de Le Corbusier, se situant au musée d'Art moderne, à Paris. Au cours de cette présentation, on retrouve l’avis des visiteurs ainsi que l’avis de Le Corbusier lui-même. Les critiques sont très positives, et les visiteurs sont complètement admiratifs de ce grand architecte. 

A peine le reportage débute que l'on associe rapidement le grand architecte au célèbre peintre Picasso. Le Corbusier, lors de sa description de lui-même, révèle l'image négative qu'ont les médias de lui. Ils le décrivent comme "un pitre". Il n'est cependant pas d'accord avec ce genre de critique, il dit en effet qu’aucun autre homme n'est capable de réaliser ses œuvres.

 Le Corbusier explique avoir réalisé de Paris une ville humaine en définissant les fonctions de la ville : travailler, cultiver, habiter. 

   L’architecture high-tech dit aussi techno architecture apparaît au début des années 1970. Cette architecture est caractérisée par l'industrialisation technologique dans la conception de toutes sortes de bâtiment. Elle est le prolongement du mouvement moderne. Ce style apparaît en Angleterre et aux États-Unis, lors de la remise en cause du modernisme par le postmodernisme.

La plupart des architectures représentatives de ce style ont été construites en Europe et aux États-Unis.

Les avancées scientifiques et technologiques ont marqué la société de 1970, En effet la conquête spatiale de Neil Armstrong en 1969, prouve le développement important des domaines militaires et scientifiques grâce à de nouvelles technologies telles que l'utilisation d’ordinateurs automates et de nouveaux matériaux. De cette façon les avancées ont permis d'adopter dans la vie quotidienne ces nouvelles technologies et donc ne pas les laisser futuristes.

Ainsi les télévisions, les chaînes hi-fi audio apparaissent peu à peu dans les maisons de l'époque. Cette période passe alors de "l'électrique" à "l'électronique".

L'électricité est un phénomène physique qui permet de transmettre l'énergie d'un générateur à un récepteur. L'électronique est la science de traitement des signaux électriques.

L'architecture high-tech favorise le pastiche et l'historicisme. Le pastiche est une imitation d'un style d'un auteur ou d'un artiste qui ne vise pas le plagiat par exemple les monuments tels que la tour Eiffel ou l'Arc de Triomphe à Las Vegas. L'Historicisme est une doctrine philosophique qui affirme que les connaissances, les courants de pensée ou les valeurs d'une société sont liées à un contexte historique.

L'architecture high-tech créa un nouvel esthétisme contradictoire à celui du modernisme usuel ; elle s'inspire de l'esthétisme industriel.

Ce style architectural envisage à cette époque une innovation dans les formes et les prouesses ainsi on retrouve des portées de plus en plus grandes, des surfaces fluides, des hauteurs assez grandes.

D’après Warren Chalk : « Nous sommes concernés en premier lieu par les gens, par les utilisations de nos bâtiments ; construire est chose sérieuse ; nous créons pour eux une situation, un environnement toujours présent où ils vont vivre, dormir, travailler et s’amuser, et notre intérêt à leur égard se doit d’être réel.[…] nous sommes capables d’étudier et de comprendre les besoins, l’association et les comportements humains, et, avant tout, de traduire nos conclusions dans le bâti. » il ajoute à cela «  Même si dans une société orientée vers la consommation, les qualités inhérentes à la production en série sont celles de la répétition et de la standardisation. Les pièces peuvent être changeables ou interchangeable au gré des besoins et des préférences de l’individu, tout en étant rentables compte tenu du caractère mondial du marché. » ( cf. annexe )

L'utilisation des matériaux antiques traditionnels tels que la pierre et le béton sont favorisée grâce à leurs propriétés physiques et mécaniques.

Les architectes garantissent des systèmes de distribution intégrés à la façade (ascenseurs, escaliers mécaniques) de cette façon ils créaient des espaces flexibles, en gagnant de la place grâce à une adaptation maximale du bâtiment.

Les architectes jouent avec les matériaux empruntés dans l'industrie lourde et la transparence (verre, aluminium, carbone, alliages).

Ses figures importantes sont Renzo Piano et Richard Rogers, d'autres architectes anglais comme Normal Foster, Michael Hopkins et l'ingénieur Peter Rice.

Documents complémentaires du Corpus
Bibliographie

   Walter Gropius, architecte, designer et urbaniste allemand puis naturalisé américain est une figure majeure du mouvement Moderne dans la période d'entre deux guerres dans la mesure où il pose les bases de ce que l'on appellera le Style International.

Gropius soutient l'utilisation des nouveaux matériaux et des nouvelles techniques constructives ainsi que des philosophies de ce mouvement qu'il défend sur la scène internationale aux côtés d'architectes tels que Le Corbusier, en effet il déclare « We want to create the purely organic building, boldly emanating its inner laws, free of untruths or ornementation » littéralement « Nous voulons créer la construction organique, émanant courageusement ses lois intérieures, sans mensonges ou ornementation. ».

Malgré ses nombreuses réalisations, c'est la création de l'école du Bauhaus qui reste la plus représentative de son œuvre.

Bauhaus

Walter Gropius, successeur de Henry Van de Velde, marque la naissance d'une école d'architecture appelée Bauhaus qui introduit un nouveau concept dans la formation des architectes. Il annonce ses objectifs dans un tract de quatre pages. Selon lui, "l'architecture est le but ultime de toute activité créatrice" où chaque architecte peintre ou sculpteur doit réapprendre à connaître et à comprendre les moindres détails de celle-ci" pour que "leurs œuvres soient à nouveau empreintes de l'esprit architectural." Gropius, visionnaire, insiste sur son désir de "concevoir et créer ensemble la nouvelle architecture du futur." Il faut pour cela écarter "toute forme de rigidité" pour accéder à une liberté de créativité mais cela signifie passer par "des études intensives". En outre, le Bauhaus se veut être un reflet de son temps. En effet, dans les Principes de la production du Bauhaus, l'architecte souligne l'intention de "développer une forme d'habitation représentative de son époque" qui pourra ainsi servir à tous. L'homme moderne est placé au centre des projets car ce dernier à besoin "d'habitations modernes disposant de tous les objets correspondant à la vie quotidienne." Cette stratégie conduit à une "simplicité dans la diversité plus simple et à une "sobriété dans l'utilisation de l'espace" pour chaque création puisse convenir à n'importe quelle personne qui vivrait dedans. Comme il l'écrit, "la standardisation des objets d'usage courant est une nécessité sociale."

Palais des arts Reina Sofia
Les Van der Rohe Farnsworth
Bibliothèque Seattle
MAXXI de Zaha Hadid prise par Jeff J Mitchell